Le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP), conditions et démarches

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Un particulier peut mettre en location un logement meublé. Dans ce cas, il est nommé loueur en meublé. Le statut d’un loueur en meublé professionnel présente plusieurs avantages, en particulier sur le plan fiscal. Quelles sont les conditions et les démarches à suivre pour avoir ce statut ?

Le statut de loueur en meublé non professionnel

LMNP ou loueur en meublé non professionnel est un propriétaire qui loue ses propres logements meublés. Par définition, le statut LMNP est un statut fiscal régissant une activité de location meublée. Il s’adresse donc aux bailleurs non professionnels.

Ce statut permet à un particulier ou à un propriétaire de louer tous types de logements meublés, à savoir le gîte, l’appartement ou la maison. Le revenu d’un loueur en meublé non professionnel ne doit pas excéder le 23 000 euros par an. Si cette valeur est dépassée, il devient un loueur en meublé professionnel.

Le statut de LMNP n’est pas une loi. Il ne s’agit pas non plus d’un régime fiscal. En revanche, il présente des avantages fiscaux considérables. En effet, tous les loueurs peuvent choisir le régime réel d’imposition. Ils peuvent également opter pour le régime micro BIC ou le régime réel simplifié.

Quel que soit le régime sélectionné, l’obtention d’un statut LMNP vous permet de faire des investissements sans avoir à réaliser un apport personnel. Ce statut permet également de préparer votre retraite financièrement. Il s’agit en même temps d’un statut fiable permettant aux loueurs d’avoir des revenus locatifs stables tout en se constituant d’un patrimoine.

Il faut préciser que la location d’un bien meublé figure parmi les activités commerciales. Ainsi, les loyers perçus sont considérés comme des bénéfices industriels et commerciaux. Cela signifie qu’ils ne sont pas classés dans les catégories des revenus fonciers. Ces derniers s’appliquent aux locations d’un logement vide.

Les conditions relatives au logement

Appartement, chambre, gîte, chambre d’hôte, maison, etc. : quel que soit le type de logement que vous mettez en location, un certain nombre de conditions s’imposent. Pour être considéré comme meublé, le logement doit fournir tous les meubles et accessoires nécessaires. Cela permet aux locataires de s’installer normalement sans avoir à apporter d’autres meubles.

Selon le décret 2015-981, un bien meublé doit contenir au minimum des meubles comme une literie, des tables et sièges, des étagères, des rangements, d’une table de lit. La cuisine doit comporter des ustensiles de cuisine, de la vaisselle, des plaques de cuisson, d’un réfrigérateur avec congélateur ainsi que d’un four. Certains éléments doivent être présents dans le logement. Nous pouvons citer les luminaires, les rideaux et les volets ainsi que le matériel d’entretien ménager. Ce dernier doit être en adéquation avec les caractéristiques du logement. Le propriétaire doit s’assurer que les meubles et les autres appareils mis à disposition des locataires soient en bon état d’usage. En revanche, il n’est pas obligé d’investir dans des meubles neufs.

Le logement mis en location doit être de 9m² au minimum. Il peut être ancien ou neuf. Il faut savoir néanmoins que dans certaines agglomérations, il existe une condition particulière pour bénéficier du statut LMNP. En effet, il est interdit de transformer un logement loué vide en logement meublé. Sur ces zones, le LMNP se pratique sur les logements neufs.

Quelles sont les démarches à faire ?

Pour obtenir le statut de loueur en meublé non professionnel, le bailleur est dans l’obligation de faire une déclaration de la création de son activité. Pour ce faire, il doit se rendre auprès du CFE. Sa déclaration peut être également effectuée auprès du greffe du tribunal de commerce. Pour déclarer le début de l’activité, vous disposez d’un délai de deux semaines.

Pour être éligible au statut LMNP, il est de votre devoir de remplir un formulaire POi et celui-ci doit être envoyé au greffe de la ville ou au CFE. Cette démarche est essentielle pour avoir le numéro SIRET. Il est important d’inscrire ce dernier sur les déclarations de vos revenus. À noter que les locations meublées ont chacune un numéro SIRET unique.

Il est possible de louer plusieurs logements meublés situés dans des villes différentes. Dans ce cas, il est primordial d’adresser votre formulaire PO au greffe ou au CFE qui se situe dans une ville où se situe l’un de vos logements qui obtiennent du plus haut revenu. Lorsque votre demande est validée et que vous avez obtenu votre numéro SIRET, sachez que vous disposez de 15 jours pour faire la déclaration de votre statut LMNP.

Tout comme les autres bailleurs, vous devez établir un contrat de location meublée. Il contient quelques éléments spécifiques. Le locataire et vous êtes tenus de faire la signature du bail ensemble.

Investir dans l’immobilier peut être une démarche complexe, mais le statut de Loueur Meublé Non Professionnel (LMNP) offre une série d’avantages qui simplifient et rendent cet investissement plus attractif. De la constitution d’un patrimoine à la gestion locative, en passant par des avantages fiscaux significatifs, le statut LMNP se présente comme une option de choix pour les investisseurs.

Les avantages du statut LMNP

Investir dans l’immobilier peut être une démarche complexe, mais le statut LMNP offre plusieurs avantages qui rendent l’investissement locatif plus attractif.

1/ Se constituer un patrimoine immobilier

Le statut LMNP permet de se constituer un patrimoine immobilier durable. En effet, investir dans un bien meublé offre la possibilité de générer des revenus complémentaires tout en bénéficiant d’une fiscalité allégée. Cela représente une stratégie patrimoniale intéressante, notamment pour préparer sa retraite ou transmettre un capital à ses descendants.

2/ La simplicité administrative de ce dispositif fiscal

La gestion administrative d’un bien LMNP est réputée pour sa simplicité. Avec le régime micro-BIC, l’investisseur bénéficie d’un abattement forfaitaire de 50 %. Cela simplifie amplement la déclaration d’impôt. Toutefois, même si l’option pour le régime réel nécessite une comptabilité plus détaillée, elle permet une optimisation fiscale plus poussée grâce à la déduction des charges et des amortissements.

En effet, le régime réel est particulièrement avantageux pour les propriétaires d’un logement loué en LMNP. Le régime réel permet de déduire l’ensemble des charges liées à la location, mais également d’amortir le bien immobilier et le mobilier. Cette capacité d’amortissement peut conduire à une quasi-absence d’imposition sur les revenus locatifs, ce qui renforce l’attractivité de ce statut.

3/ La rentabilité d’un investissement en LMNP

La rentabilité d’un bien loué meublé est souvent supérieure à celle d’une location nue. Les loyers perçus sont plus élevés et les avantages fiscaux permettent de maximiser les bénéfices. De plus, la possibilité de récupérer la TVA sur l’achat d’un bien neuf ou en VEFA augmente encore la rentabilité de l’investissement.

4/ La possibilité de déléguer la gestion locative

Pour les investisseurs ne souhaitant pas s’impliquer dans la gestion quotidienne de leur bien, le statut LMNP offre la possibilité de déléguer cette tâche à des professionnels. Cela permet de bénéficier de l’expertise d’un gestionnaire locatif tout en se libérant du temps et des contraintes liées à la gestion locative.

Vous pouvez ainsi confier l’intégralité de la gestion locative du logement à une agence spécialisée en location meublée ou un agent immobilier. N’hésitez pas à mettre en concurrence les différents acteurs présents et à privilégier ceux historiquement implantés dans la ville où vous investissez.

Les changements du LMNP en 2026

Le projet de loi de finances pour 2026, débattu à l’Assemblée nationale en novembre 2025, annonce une réforme majeure du LMNP. Le texte prévoit de plafonner l’amortissement du bâti à 2 % pour les biens acquis à partir du 1ᵉʳ janvier 2026, réduisant nettement l’intérêt du régime réel.

Le micro-BIC conserverait en revanche ses paramètres actuels (77 700 € de plafond et abattement de 50 %), offrant une stabilité appréciable pour les locations meublées longue durée. À l’inverse, les meublés de tourisme verraient leur cadre fiscal durci, avec des plafonds réduits et une bascule rapide au régime réel au-delà de 15 000 € de recettes.

Les autres lois de défiscalisation :